Oui, ce traitement de texte a totalement changé d’allure — c’est bien feu Wisdom Writer renommé que j’avais évoqué dans ce billet dans urbanbike.
L’idée est, bien entendu, de le découvrir sous son nouvel emballage cosmétique nommé Matcha et force est de reconnaître que cela peut intéresser nombre de personnes qui souhaitent faire du Markdown sans peine ! Bref, plaire à des rédacteurs souhaitant juste une application de traitement de texte simple et colorée…!

L’intérêt numéro un est que Matcha écrit bien en Markdown mais sans le montrer…!
Souci, comme tous mes équivalents sous Raccourcis sont déjà balisés, quid à l’arrivée !? Du coup, mes astérisques Markdown s’exportent ainsi : \*, comprendre qu’elles sont interprétées comme de simples astérisques et donc précédées d’un antislash.
De fait, les balises Markdown seront converties en RTF à la sortie ou laissées en Markdown si vous le souhaitez. Le fichier enregistré sera un .txt encodé en UTF8.
Une barre additionnelle à tiroirs
Trois barres additionnelles sont disponibles en dehors d’un tronc commun de part et d’autre avec des touches fixes.
À noter immédiatement que dans ce tronc commun se trouve un ⌦ que je trouve très confortable comme dans Daedalus touch.



- Une première barre avec des caractères utiles dont les parenthèses…
- Une seconde pour la gestion des paragraphes et des styles ainsi que les liens et la recherche
- Une dernière qui permet d’insérer un tableau, du code, un filet de séparation, prendre une photo ou aller quérir une image déjà enregistrée dans l’album.


Sans oublier des options de recherche et de sélection…

Le tout s’adaptant aux thèmes disponibles…

Pour les deux dernières barres, chaque icône propose des options à tiroir donc. C’est assez joli. Sauf qu’à l’usage, c’est consommateur de temps avec deux manips à la suite. Editorial, Daedalus touch, TextCenter ou Nebulous Notes ont encore de beaux jours devant eux.
Il manque également une icône pour gérer les citations (comme ce paragraphe) mais c’était déjà le cas dans la version précédente de ce produit, de mémoire !
Thèmes, typos et ambiances
Un des points qui séduira est la possibilité de changer de typo et de thème… Mais aussi de faire varier la taille de la typo comme l’interlignage… Confortable avec une vue fatiguée…

Les thèmes supplémentaires ne seront libérés que si vous tweetez par exemple…

Export et Markdown
Comme il est possible d’exporter le texte par mail ou de le copier tel en Markdown, pas de problèmes pour reprendre ou compléter votre saisie dans un autre traitement de texte.
Sans oublier deux icônes de part et d’autre du titre du fichier, la première donnant accès à un aperçu de la structure, du plan du document, en utilisant les balises # Markdown…, la seconde à une fiche qui permet de renommer le fichier, indique sa localisation et son dossier, la date de sa dernière modification, son poids, l’encodage et le nombre de mots comme de caractères… Mais malheureusement, nombre de caractères, balises comprises…

Plain text pour retrouver vos balises…

Bref, une solution qui peut encourager certains à s’essayer au Markdown sans baliser…!
Des reproches ?
- Impossible de laisser le troisième segment de barre additionnelle affiché, retour automatique au second, ce qui est assez pénible…
- l’oubli d’une option pour citer est quand même assez étonnant,
- le choix des caractères par défaut se discute d’autant qu’il n’est impossible de les choisir pour adapter ce segment à ses besoins.
- Pour entourer une sélection de parenthèses, de guillemets ou de crochets, un tour de doigt est à prendre (mais là, je galèje…).
- Des thèmes en plus uniquement si l’utilisateur tweete sa joie de l’employer. Hum, un peu trop exagéré sur un produit payant, non ?!
- Pas de x-callback-url ni de TextExpander. En même temps, cela s’explique, on est sur un traitement de texte orienté tous utilisateurs…
- Enfin, une très grosse lenteur sous les doigts. Rédhibitoire quand on est pressé.
Néanmoins, pas mal de qualités pour une personne bien plus tranquille que je ne le suis et qui a juste envie de saisir en Markdown sans voir les balises, dans un environnement chromatique agréable (…n’oubliez-pas la typo qui peut s’ajuster en taille, l’interlignage indiqué plus haut). Bref, pourquoi pas…?
Il serait ridicule de nier ce beau travail de refonte de l’ergonomie même si je ne suis pas client. Supporte un enregistrement local, DropBox et iCloud des fichiers saisis… Bref, sympathique virage qui va bien plus loin qu’un simple coup de peinture…
À suivre.
Lu ce matin cette info…
Facebook has just announced that they’re buying the popular instant messaging (IM) app WhatsApp for an incredibly cool 19 billion-with-a-b dollars. That’s $4 billion in cash, $12 billion in shares, and $3 billion in restricted stock for the founders and employees that’ll divest over the next 4 years.
Je ne connais pas le service WhatsApp mais suis assez addict à celui de Messages proposé par Apple, service qui bascule automatiquement en purs SMS en l’absence de 3G. Par ailleurs, je me surprends régulièrement à employer en DM Twitter pour discuter avec un de mes contacts sur un sujet à épuiser rapidement.
Cela prouve que les courts messages texte continuent à fort bien fonctionner (je me vois avec mes propres ados) et ce au détriment du Courriel. Il m’arrive de plus en plus fréquemment de ne pas ouvrir Mail une journée alors que je suis informé de l’arrivé d’un Message immédiatement sur mon iPhone.
Bref, ce service minimal illimité chez mon opérateur remplace non seulement les courriels (dans mon usage) mais également les discussions téléphoniques en permettant de répondre en différé, point par point.
Bref, logique pour certains gros services de revenir aux fondamentaux. Mais la question est celle du prix malgré les petits plus annoncés.
Permettez-moi d’être sceptique. Le SMS existait avant WhatsApp et risque de l’être encore après…
Jésus, Marie, Joseph ! Microsoft devrait avoir nous proposer son indispensable trinité, Office, sur nos iPads. J’en pleure de joie…
— Que d’arguties et de changements de direction pour arriver à cette annonce…
Enfin, rien n’est joué, pas réellement certain que le conseiller très spécial de Microsoft, un certain Billou, en ait envie après avoir pesé des années durant contre cette décision (…se souvenir que ce garçon reste quand même un actionnaire de référence dans cette entreprise !).
C’est bien le même qui nous expliquait que nous étions frustrés de ne pas avoir un vrai clavier sur iPad.
Le problème est que tout le monde s’en fout désormais. J’entends les gens comme vous et moi qui utilisons notre tablette au quotidien.
Certes, dans quelques grandes boîtes, cela peut se comprendre. Mais pour le pékin de base, les alternatives sont là, dont ce truc nommé iWorks, désormais gratuit sur Macintosh et iOS.
En disposant de Pages, Numbers et Keynote, sérieusement, qui a encore besoin impérativement de Word (excellent traitement de texte par ailleurs), Excel (ok, moi-meme j’ai un gros faible pour ce tableur) et PowerPoint (…bon, je peux vous affirmer que la version Macintosh d’origine était un vrai bonheur) ?
Mais en retenant tout ce temps Office sur iOS, je reste persuadé que Microsoft a fait une nouvelle erreur.
Décision qui n’a pas été nourrie par une quelconque stratégie mais de la bête rancœur. N’est pas Steve qui veut.
Quand on est capable d’interdire à ses mômes d’utiliser des produits Apple, qu’on les bannit de sa propre maison, il n’y a plus qu’à hausser les épaules.
Bref, n’est-ce pas un peu trop tard pour se dire que l’on a raté le coche ? À force de toujours réagir de manière épidermique vis-à-vis de la pomme, entre le ratage des smart phones, le ratage des tablettes, le refus même de repartir à zéro sur la réécriture de son propre OS (ce que Apple a superbement réussi…), comment dire ? Que de superbes occasions perdues.
Je souhaite au nouveau PDG d’avoir le courage d’envoyer promptement vers une retraite amplement méritée son conseiller, celui qui a suffisamment dégradé sa propre boutique après avoir utilisé un autre Steve comme fusible.
Microsoft n’est pas une mauvaise boîte même si on peut s’interroger sur sa genèse et les origines réelles de MS-DOS. Il y a eu des produits épatants, des développeurs de qualité. Ce sont les orientations successives, l’absence de réflexion sur l’ergonomie des applications qui a, peu-à-peu, pesé sur des applications réellement exceptionnelles.
Oui, je reste un nostalgique de Microsoft Word 5.1 qui a été un fabuleux produit.
Oui, je n’oublie pas mes premiers émois en découvrant la première bêta d’Excel après avoir été un utilisateur de Chart et Multiplan sur Macintosh. Nom de Zeus, cette boîte était inventive, n’hésitait pas alors investir dans Excel face à Lotus Jazz sur Macintosh. Autant Jazz était lourdingue, autant Excel était de suite une splendide application.
Je me souviens de mes premiers copier-coller des graphiques d’Excel dans MacDraw. Ça déchirait sa race…! comme disent les d’jeuns. Je me souviens de ces tombereaux de disquettes que me passais ce copain étudiant à Stanford que je passais ensuite à Nathalie, Nat qui est devenue une des spécialistes de cette application.
Notez d’ailleurs qu’elle récidive avec une nouvelle version de sa bible sur Excel à paraître chez Eyrolles, la passion n’est pas morte, loin de là…!
Mais penser reconquérir des clients d’un simple claquement de doigts en arrivant juste avec Office me semble totalement à l’ouest.
Sans perspectives depuis des années, les clients potentiels ont largement migré vers d’autres solutions. D’aucuns vont accourir mais il faudra sérieusement mettre les petits plats dans les grands pour les retenir.
Quand aux autres qui ont trouvé des solutions efficaces, ont migré vers iWorks qui continue à s’améliorer, peu de chances de les voir revenir.
Pire, Apple a toutes les cartes en main avec un produit gratuit. Mieux, cette trilogie est en cours de réécriture, améliorations et la bonne blague serait d’attendre l’annonce d’Office sur iPad (iWorks tourne aussi sous iPhone), ses premières copies d’écran et son offre tarifaire pour sortir, pur hasard, une nouvelle version de la mort qui tue.
La vengeance est un plat qui se mange froid, Apple a tout son temps.
Mais une version de Microsoft Word avec du Markdown ne serait pas pour me déplaire.
Chiche !